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Tout a commencé en Amérique du Sud...

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Tarija, vinos de altura

Après Samaipata, je retourne à Santa Cruz, au terminal de bus. Je pars à 17h30 pour aller à Tarija, dans le sud de la Bolivie, un trajet de 13h + 2h à attendre un autre bus suite à une panne mécanique...

Tarija, petite ville de province chaude et agréable, est le point de convergence des amateurs de vin.

Située à l'extrême sud de la Bolivie, à 1 800 mètres d'altitude avec un climat sec et très ensoleillé, Tarija est effectivement la cave de Bolivie. Là-bas se côtoient vins en tous genres, industriels (6 viticulteurs), artisanaux (30 viticulteurs), du vin doux, particulièrement apprécié et recherché en Bolivie, en passant par le porto (qui s'appelle oporto ici), jusqu'au vin sec blanc, rouge et rosé.

L'industrie du vin et des hydrocarbures sont les deux secteurs économiques principaux de Tarija. Cependant, dernièrement ce département s’est peu à peu développé au tourisme et les agences proposent maintenant des excursions sur la "route des vins".

Ses alentours magnifiques se trouvent entre deux écosystèmes particuliers, l'altiplano (haut plateau froid et non boisé) et le chaco (plaine de basse altitude chaude et boisée).

Je pensais que les vignes de Tarija étaient les plus hautes du monde, mais non, les plus hautes sont dans le nord de l'Argentine à 3 000 mètres d'altitude.

A Tarija, les parcelles s'étagent entre 1.700 et 2.400 mètres d'altitude, sur les contreforts de la cordillère des Andes. Les vendanges ont lieu en février.







Extrait de La Revue du Vin de France :

"Cette haute altitude combinée à un climat chaud et sec et des sols calcaires a forgé un terroir particulier : "Nous devons faire plus d'efforts que d'autres pour obtenir des vins de qualité. Il nous a fallu des années d'étude, de micro-vinification, pour définir quels cépages étaient les mieux adaptés", raconte l'oenologue Nelson Sfarcich, qui travaille pour plusieurs "bodegas" (caves à vin) de Tarija.



"C'est le cas du Côt et du Merlot. Le Tannat fonctionne aussi très bien, ou encore le Petit Verdot. Ils donnent des vins avec beaucoup d'arômes de fruits rouges, comme la myrtille ou la prune. Nos vins blancs vont plutôt vers des arômes d'ananas ou citriques", explique M. Sfarcich.







Si cette viticulture sous des latitudes extrêmes ne convient pas à de nombreux cépages classiques, le fait que Tarija ne compte que très peu de jours de froid dans l'année permet tout de même d'obtenir des rendements et une qualité intéressante, note l'oenologue, à l'image des terroirs sud-africain et australien. Quant à la question de la raréfaction de l'oxygène, elle ne se pose pas en deçà de 2.500 mètres d'altitude.







Introduit dans la région au XVIIème siècle par les jésuites espagnols, le vin n'a jamais séduit massivement les Boliviens, qui n'en consomment qu'un peu plus d'un litre par personne dans l'année, très loin par exemple des 54 litres bus par les Français.







"La viticulture s'est industrialisée ici il y a à peine quinze à vingt ans", souligne Nelson Sfarcich. "Les Boliviens s'intéressent au vin depuis peu de temps mais la consommation augmente petit à petit et notre défi est d'inclure le vin dans le régime de nos compatriotes".







Les viticulteurs boliviens voient également au-delà de leurs frontières. Jose Luis Porcel, le président de l'Association nationale des industries viti-vinicoles (ANIV) est confiant en l'avenir : "Nous avons déjà exporté en Espagne, aux Etats-Unis, au Canada ou encore en France, mais dans des petits volumes. Ça nous a surtout servi en termes d'image. Les retours sont positifs et nous pouvons affirmer qu'à moyen terme, nous pourrons consolider nos exportations".







"Il ne faut pas oublier que nos raisins sont produits à environ 2.000 mètres au-dessus du niveau de la mer. Nous pouvons donc parler de "vins d'altitude", ce qui nous offre un créneau marketing pour la commercialisation que nous, Boliviens, n'avons pas encore exploité". Jose Luis Porcel affirme aussi que les "bodegas" de Tarija ont la capacité d'augmenter leur production, qui n'est pour l'instant que de 5,5 millions de litres par an, avec environ 2.500 hectares de vignes, contre plus de 210.000 hectares en Argentine.







"Nos bouteilles ont gagné quelques prix à l'étranger et cela surprend le monde du vin", raconte fièrement Javier Castellano à une trentaine de touristes venus d'Europe et d'Amérique Latine pour parcourir la "Route du Vin" de Tarija, un circuit d'environ quarante kilomètres dans un vert paysage de vallées. On y visite notamment des "bodegas" familiales qui produisent encore un vin fort et sucré de façon artisanale.







Le guide touristique estime que le décollage de la viticulture locale a dopé le tourisme dans la région: "Tarija n'a jamais été une destination pour ceux qui visitent la Bolivie. Mais aujourd'hui, le principal produit touristique de la région, c'est le tourisme oenologique. C'est grâce au vin par exemple que l'affluence de touristes européens est en train de croître fortement".







Quinze ans à peine après le passage à l'échelle industrielle, l'activité viti-vinicole bolivienne pèse déjà environ 35 millions d'euros et fait vivre directement quelque 4.000 familles, d'après les chiffres de l'ANIV."

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Tarija, vinos de altura
Tarija, vinos de altura
Tarija, vinos de altura
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Panne mécanique à 6h du matin, 1h avant d'arriver à Tarija

Panne mécanique à 6h du matin, 1h avant d'arriver à Tarija

Tarija, vinos de altura
Tarija, vinos de altura
Tarija, vinos de altura
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Visite de la bodega industrielle Kohlberg

Visite de la bodega industrielle Kohlberg

Tarija, vinos de altura
Tarija, vinos de altura
Tarija, vinos de altura
Tonneaux français

Tonneaux français

Tarija, vinos de altura
Pressoir argentin, de fabrication italienne

Pressoir argentin, de fabrication italienne

Tarija, vinos de altura
Tarija, vinos de altura
Tarija, vinos de altura
Tarija, vinos de altura
...et l'Hacienda Kohlberg, sur le site de la bodega initiale.

...et l'Hacienda Kohlberg, sur le site de la bodega initiale.

Tarija, vinos de altura
Tarija, vinos de altura
Tarija, vinos de altura
Tarija, vinos de altura
Tarija, vinos de altura
Tarija, vinos de altura
Tarija, vinos de altura
Tarija, vinos de altura
1ère dégustation

1ère dégustation

Tarija, vinos de altura
Tarija, vinos de altura
Tarija, vinos de altura
La casa vieja

La casa vieja

Tarija, vinos de altura
Tarija, vinos de altura
2ème dégustation

2ème dégustation

Balneario de Tomatitas

Balneario de Tomatitas

Tarija, vinos de altura
Tarija, vinos de altura
Tarija, vinos de altura
San Lorenzo Visite de la maison-musée de Moto Mendez (leader de la lutte contre les espagnols et héros de l'indépendance bolivienne)

San Lorenzo Visite de la maison-musée de Moto Mendez (leader de la lutte contre les espagnols et héros de l'indépendance bolivienne)

Tarija, vinos de altura
Tarija, vinos de altura
Tarija, vinos de altura
Dégustation de douceurs, notamment des empanadas de cayote

Dégustation de douceurs, notamment des empanadas de cayote

Lac artificiel et barrage San Jacinto

Lac artificiel et barrage San Jacinto

Tarija, vinos de altura
Cangrejos, petits crabes du lac San Jacinto qui se mangent entiers (sans rien enlever) : j'ai goûté, c'est pas mal... et comme m'a dit la femme qui les vendaient, il faut mettre le crabe dans la bouche sans regarder puis macher !

Cangrejos, petits crabes du lac San Jacinto qui se mangent entiers (sans rien enlever) : j'ai goûté, c'est pas mal... et comme m'a dit la femme qui les vendaient, il faut mettre le crabe dans la bouche sans regarder puis macher !

Tarija, vinos de altura
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J
bravo beau parcourt merci pour les belles images continue profites en bien bises de tous deux
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C
Merci tonton Jean-Jack et tata Mone !!!<br /> Je continue, je continue jusqu'à épuisement (de mes sous, pas de ma motivation...)<br /> :-)<br /> Bises.
N
Encore de beaux paysages...et papa dit qu'il aurait bien aimé manger des crabes...mais se demande si il en aurait vraiment eu le courage!<br /> Bisous de nous deux.
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C
En effet la Bolivie ça vaut le détour (le détour invite au séjour ;-) ). Les paysages sont magnifiques, et vous allez voir dans les prochains articles c'est encore plus beau ! Ce pays mérite vraiment d'être visité, d'autant plus que ce n'est pas cher pour manger, dormir, faire des visites...<br /> Pour les crabes ce n'est pas difficile : beaucoup de citron vert, on ne regarde pas et on croque !<br /> Bises.