Tout a commencé en Amérique du Sud...
6 Novembre 2013
Me voici repartie sur les routes, soulagée et en même temps un peu déçue de mon échec à la fondation, surtout pour les enfants...
Je prends un bus pour Santa Cruz, puis un autre plus petit pour aller à Samaipata.
Pas très loin de Samaipata, l'un des plus importants monuments archéologiques de l'époque pré-Colombienne en Bolivie peut être vu : El Fuerte (Le Fort). Ce site a été déclaré Patrimoine Culturel de l'Humanité par l'UNESCO.
Le site archéologique de Samaipata comprend deux éléments : la colline, qui, avec ses nombreuses gravures, semble avoir constitué le centre cérémoniel de la ville ancienne (XIVe-XVIe siècle), et la zone au sud de la colline, qui formait le quartier administratif et résidentiel. L’énorme rocher sculpté de Samaipata, qui domine la ville située en contrebas, constitue un témoignage unique des traditions et croyances préhispaniques, sans égal sur tout le continent américain.
Cet endroit mystérieux fut à l'origine de plusieurs explications hypothétiques concernant son origine. Il est supposé qu'El Fuerte fut le travail d'une culture 'Chané' amazonienne pré-Inca, pour être plus tard utilisé comme ville avancée par les Incas et finalement par les colons espagnols qui ont transformé El Fuerte en forteresse.
El Fuerte est la plus grande roche découpée au monde. Ce monument archéologique rejoint une hauteur de 1 949 mètres au-dessus du niveau de la mer et repose sur un versant d'une montagne de roches sableuses où d'anciennes cultures ont sculpté diverses figures de serpents et de pumas ainsi que des voies d'eau et des puits, des sièges triangulaires et rectangulaires et plusieurs autres détails.
Le site est à 9 km de Samaipata. J'y vais à pied car les prix des taxis sont prohibitifs... Sur la route une voiture s'arrête et me propose de m'avancer, je fais 3 km avec un Bolivien qui me raconte qu'il revient tout juste d'Espagne où il a travailler 7 ans dans les travaux publics. Il est revenu en Bolivie car avec la crise éconimique qui sévit là-bas, c'est devenu compliqué de travailler, selon lui la vie est bien meilleure en Bolivie et il y a beaucoup de travail dans sa branche. Il me laisse un peu plus loin.
Puis un taxi s'arrête à ma hauteur et me propose de m'emmener, je lui réponds que je ne pourrais pas le payer, l'espagnol qui paie la course me dit que ce n'est pas important, il paiera pour moi. Je le remercie.
Au lieu des 18 km aller-retour, j'ai marché 13 km...