Tout a commencé en Amérique du Sud...
1 Août 2013
J'ai passé 4 jours en Amazonie, dans la communauté Shiripuno, à proximité de Misahualli, au bord du Rio Napo.
Le site touristique, complètement intégré dans son environnement naturel, géré par la communauté se trouve sur un hectare et quelques de nature préservée, terrain offert à la communauté par Teo, son premier président. Les femmes de la communauté ont alors fondé l’Association AMUKISHMI («Association de Femmes Kichwa de Shiripuno Misahualli»).
Grâce à leur programme de valorisation de la culture Quichua et d’amélioration des conditions de vie des habitants dans les domaines de la santé et de l’éducation, et par le biais de cours d’alphabétisation, les femmes de Shiripuno ont gagné une reconnaissance de leurs savoirs et savoir-faire et de leur statut de femmes et de mères, notamment de la part des hommes de la communauté !!!
Une partie des fonds générés par le projet est affectée à l’école pour l’achat de matériel scolaire. La garderie bénéficie aussi du projet pour l’achat de matériel ludique et éducatif, et un fond de santé existe en cas de maladie ou d’une urgence médicale pour l’un des membres du village. …
Tout paraît parfait, mais quelque chose me gêne, le mode de vie actuel de la communauté n'est plus du tout celui mis en avant pour les touristes... Je me croirais dans un musée vivant ou un zoo humain ! Ce n'est pas du tout ce que je cherchais, pour la vraie rencontre avec la population locale, je repasserai...
Et puis les prix sont très prohibitifs, la moindre activité coûte un bras ! Du coup je me balade,à pied, en bus, en pirogue (mais loin des touristes, c'est beaucoup moins cher : pour traverser le fleuve en pirogue à Misahualli c'est 1 $, alors qu'un peu plus loin, à Ahuano, c'est 0,25 $).
Le dernier soir, je croise un couple Argento-Chilien. Ils voyagent en vendant des bracelets de leur fabrication et en jonglant aux feux rouges. Nous avons passé toute la soirée à discuter des pays sud-américians, européens, de la vie itinérante...
J'arrive à Shiripuno par la route, à pied comme toujours. 99% des touristes arrivent à la communauté par le fleuve, directement dans le village touristique, ils ne voient jamais le vrai village indigène.
Le voici :
Et maintenant, voici le village construit pour les touristes :
Un soir, en revenant d'une balade... Les enfants de la communauté ont trouvé un singe minuscule et jouent avec, à mon arrivée le singe se réfugie sur ma jambe.
Un soir, on me convie dans une cabane pour regarder une danse, réalisée rien que pour les touristes...